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Dans une économie, plusieurs types d’acteurs participent à la création de richesses. On distingue principalement :
Les entreprises sont des organisations qui produisent des biens et des services dans le but de les vendre sur un marché pour réaliser un profit. Elles constituent la majorité des producteurs de richesses en France (environ 79,6 % de la production totale).
Les administrations publiques regroupent l’État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale. Leur rôle est de produire des services d’intérêt général (éducation, santé, sécurité, justice, etc.), souvent fournis gratuitement ou à un prix très faible.
Les associations et organisations de l’économie sociale et solidaire (ESS) produisent des biens ou des services à but non lucratif, souvent pour répondre à des besoins sociaux ou collectifs (aide aux personnes, sport, culture, aide alimentaire, activités sportives, etc.).
La production marchande désigne les biens et services vendus sur un marché à un prix couvrant au moins 50 % des coûts de production.
Exemples : une voiture vendue par une entreprise, un repas au restaurant, un billet d’avion.
La production non marchande correspond aux biens et services fournis gratuitement ou à un prix inférieur à 50 % du coût de production. Elle est principalement réalisée par
les administrations publiques et les associations.
Exemples : l’enseignement public, les soins à l’hôpital public, l’aide alimentaire d’une association.
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Les facteurs de production sont l’ensemble des éléments (ressources) nécessaires à la production de biens et de services. Ils sont mobilisés et combinés par les entreprises pour créer des richesses dans l’économie.
Les entreprises doivent choisir la meilleure combinaison de ces facteurs pour
produire efficacement. Par exemple, elles peuvent remplacer du travail par des machines (capital) grâce à la technologie, ou utiliser davantage de ressources naturelles selon le produit à
fabriquer.
La combinaison productive désigne la proportion de chaque facteur utilisé dans la production.
Pour fabriquer du pain, une boulangerie a besoin :
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1. Introduction
Pour comprendre comment une entreprise crée de la richesse, il est essentiel de connaître trois indicateurs fondamentaux : le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée et le bénéfice. Chacun de ces indicateurs permet d’analyser une étape différente du processus de création de richesse.
Chiffre d’affaires
| – Consommations intermédiaires
v
Valeur ajoutée
| – Autres charges (salaires, loyers, impôts, etc.)
v
Bénéfice
Ces trois indicateurs sont essentiels pour comprendre comment une entreprise crée de la richesse et comment cette richesse est répartie entre les différents acteurs économiques (salariés, État, propriétaires de l’entreprise).
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Le Produit Intérieur Brut (PIB) est un indicateur économique qui mesure la richesse créée dans un pays pendant une période donnée (généralement une année). Il permet de comparer la performance économique des pays et d’étudier la croissance économique au fil du temps.
La valeur ajoutée est la richesse réellement créée par une entreprise ou une organisation au cours de son activité de production. Elle se calcule ainsi :
Valeur ajoutée = Valeur de la production – Consommations intermédiaires
Pour mesurer la richesse créée par l’ensemble des agents économiques d’un pays, on additionne toutes les valeurs ajoutées produites par les entreprises, les administrations et les organisations à but non lucratif. Ainsi :
PIB = Somme des valeurs ajoutées de toutes les unités de production sur le territoire national
Cette méthode d’addition des valeurs ajoutées permet d’éviter de compter plusieurs fois la même richesse, car elle ne retient que la valeur réellement créée à chaque étape de la production.
Prenons l’exemple d’une boulangerie :
Si on additionne la valeur ajoutée de toutes les entreprises (boulangeries, usines, services, etc.) d’un pays, on obtient le PIB.
Additionner les valeurs ajoutées permet :
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La croissance
économique désigne l’augmentation durable de la production de richesses dans un pays, généralement
mesurée par la variation du Produit Intérieur Brut (PIB) en volume, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation.
Autrement dit, la croissance économique correspond à l’évolution du PIB réel d’une année sur l’autre1.
Formule simplifiée :
Taux de croissance économique = (PIB année N – PIB année N-1) / PIB année N-1 × 100
Le PIB mesure la valeur totale des biens et services
produits dans un pays sur une période donnée.
Pour connaître la croissance réelle, il faut corriger le PIB de l’effet de la hausse des prix (inflation) afin de ne retenir que l’augmentation des quantités produites1.
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La croissance économique désigne l’augmentation durable de la production de biens et de services dans un pays, mesurée par le PIB. Si elle a permis d’améliorer le niveau de vie, elle s’accompagne aussi de conséquences négatives sur l’environnement. Comprendre ces limites écologiques est essentiel pour envisager un développement plus soutenable.
La croissance économique, si elle n’est pas maîtrisée, se heurte à des limites écologiques majeures : épuisement des ressources, perte de biodiversité, changement climatique et pollutions. Ces défis imposent de repenser notre modèle de développement pour le rendre plus soutenable et préserver le bien-être des générations futures.
Cours de Science économique - Chapitre 2 : Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ?
Introduction
Ce chapitre sur « Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ? » est fondamental en sciences économiques. Après avoir découvert comment les économistes raisonnent, nous abordons ici le thème central de la production et de la mesure de la richesse. L'objectif est de comprendre qui produit dans notre société, comment cette production est réalisée, et quels outils nous utilisons pour évaluer la richesse créée, tant au niveau d'une entreprise qu'au niveau d'un pays.
I. Qui produit les richesses et comment ?
La première étape pour comprendre l'économie est d'identifier les acteurs qui créent des richesses et la manière dont ils s'y prennent.
A. La diversité des producteurs
Il existe plusieurs types d'organisations productives. Vous devez savoir illustrer cette diversité qui comprend :
• Les entreprises ;
• Les administrations ;
• L'économie sociale et solidaire (associations, coopératives, etc.).
B. Distinction entre production marchande et non marchande
Toutes les productions ne se valent pas sur le plan économique. Il est crucial de distinguer :
1. La Production marchande : Elle concerne la production de biens et de services destinés à être vendus sur un marché. C’est le rôle principal de l’entreprise, définie comme une unité de production qui vend ses produits sur un marché.
2. La Production non-marchande : Elle désigne les services gratuits ou quasi gratuits. Elle résulte principalement de l’activité des administrations publiques et des associations. Notez bien que ces services sont réalisés avec des facteurs de production obtenus sur le marché.
C. Les facteurs de production
Comment la production est-elle techniquement réalisée ? Elle n'apparaît pas ex nihilo. La production résulte toujours de la combinaison de quatre éléments essentiels :
• Le travail ;
• Le capital ;
• La technologie ;
• Les ressources naturelles.
II. Comment mesure-t-on la richesse créée par une organisation ?
Une fois la production réalisée, il faut savoir la mesurer. Au niveau de l'entreprise (micro-économie), nous utilisons trois indicateurs principaux.
A. Les indicateurs de richesse de l'entreprise
Vous devez connaître ces trois notions clés :
1. Le Chiffre d’affaires (le total des ventes).
2. La Valeur ajoutée2.
3. Le Bénéfice (ce qui reste à l'entreprise une fois toutes les charges payées).
B. Zoom sur la Valeur Ajoutée (VA)
C'est la notion la plus importante pour comprendre la création de richesse réelle.
• Définition : La valeur ajoutée représente la contribution réelle d’une entreprise, d’une administration ou d’une association à la création de richesses économiques.
• Calcul : Pour l'obtenir, on soustrait à la valeur de la production les consommations intermédiaires.
• Précision : Les consommations intermédiaires sont le montant des biens et services achetés à d'autres entreprises et qui sont détruits ou transformés durant le processus de production.
III. Comment mesure-t-on la richesse au niveau national (et quelles en sont les limites) ?
Pour évaluer la santé économique d'un pays entier (macro-économie), nous agrégeons les richesses créées par tous les acteurs.
A. Le Produit Intérieur Brut (PIB) et la croissance
• Définition du PIB : Le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées réalisées par les différentes branches de l’économie (entreprises, administrations, associations) sur le territoire national pendant une année. La nationalité de l'entreprise n'importe pas, seul compte le fait qu'elle produise sur le territoire.
• La Croissance économique : Elle se définit simplement comme la variation du PIB. Dans le cadre de ce cours, nous étudierons ses grandes tendances mondiales sur plusieurs siècles.
B. Les limites du PIB
Bien que le PIB soit l'indicateur de référence, il est imparfait. Vous devez connaître ses deux principales limites :
1. Les inégalités : Le PIB est un indicateur global, une moyenne. Il ne rend pas compte de la répartition des richesses ni des inégalités de revenus au sein de la population4.
2. L'écologie : Le PIB mesure une quantité de production mais ignore les coûts environnementaux. Il ne rend pas compte des principales limites écologiques de la croissance.
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Cours de Science économique - Indicateurs et concepts de la création de richesses
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Cours de Sciences Economiques et sociales (SES) : Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ?
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Introduction
La création de richesses consiste à produire des biens et des services que la nature ne met pas spontanément à disposition des habitants pour satisfaire leurs besoins (alimentation, logement, éducation, santé, etc.)
I. Qu’est-ce que produire ? (Les types de richesses)
La production économique se divise en deux grandes catégories de produits qui répondent à une demande
1. Les Biens Les biens sont des produits
matériels, c’est-à-dire des objets physiques • Caractéristique principale : Ils sont stockables et consommés après avoir été fabriqués • Exemples : Des chouquettes, un
smartphone, des denrées alimentaires 2. Les Services Les services sont des
produits immatériels • Caractéristique principale : Ils sont non stockables et sont consommés en même temps qu’ils sont produits • Exemples : Un cours au lycée, un
transport en bus, une consultation médicale 3. Distinction selon l'usage Un produit peut être un bien de consommation (satisfaction directe d'un besoin)
ou un bien de production (utilisé pour produire d'autres produits) II. Qui produit les richesses ? (Les acteurs) Il existe trois grandes catégories de producteurs : les entreprises, les administrations publiques et l'économie sociale et solidaire 1. La production marchande (Les entreprises) La production marchande désigne les biens et services destinés à être vendus sur un marché à un prix couvrant les coûts de production • L'entreprise : C'est
l'unité de production qui réalise la production marchande • Objectif : La majorité a
un but lucratif,
cherchant à réaliser le bénéfice le plus important possible • Diversité : Les entreprises
varient selon leur taille (de la micro-entreprise à la grande entreprise de plus de 5000 salariés), leur secteur (primaire, secondaire, tertiaire) et leur propriété (privées ou
publiques) 2. La production non marchande (Les administrations et associations) La production non marchande concerne les services fournis
gratuitement ou quasi-gratuitement (à un prix inférieur à la moitié de leur coût de production) • Les administrations publiques : Elles comprennent l'État (justice, éducation), les collectivités
locales (mairies) et la Sécurité sociale • Les associations : Ce sont des producteurs privés sans but lucratif, financés par des dons ou
cotisations, et reposant souvent sur le bénévolat 3. L'Économie Sociale et Solidaire (ESS) L’Économie Sociale et Solidaire (ESS) regroupe des structures (coopératives, mutuelles, associations, fondations) qui
fonctionnent selon des principes de solidarité, d'utilité sociale et de gestion démocratique III. Comment produit-on ? (La combinaison productive) Produire consiste à combiner différents éléments appelés facteurs de production • Le Travail : L'intervention
humaine, manuelle ou intellectuelle (ex: le boulanger, l'ingénieur) • Le Capital : Les biens de
production durables qui ne sont pas détruits lors de la production, comme les machines, les outils ou les bâtiments • Les Consommations Intermédiaires : Les biens et services détruits ou transformés pendant la production (ex: la farine et l'électricité pour le pain) • La Technologie : L'ensemble
des connaissances techniques et scientifiques permettant de concevoir des produits ou d'améliorer les méthodes (ex: machine à vapeur, internet) • Les Ressources Naturelles : Éléments fournis par la nature, renouvelables (bois) ou non renouvelables (pétrole, minerais) La combinaison productive est la proportion de facteur capital et de facteur travail utilisée pour produire IV. Comment mesure-t-on la richesse créée ? 1. À l'échelle de l'organisation : La Valeur Ajoutée (VA) Il ne faut pas confondre le chiffre d'affaires (valeur des ventes) avec la richesse réellement créée • Formule de la Valeur Ajoutée : VA = Chiffre d’affaires – Consommations intermédiaires • Définition : La VA mesure la
contribution réelle d'un acteur à la création de richesses • Distinction : Le
bénéfice est ce qu'il reste
après avoir payé tous les coûts de production (salaires, impôts, etc.), alors que la VA sert justement à payer ces éléments Pour la production non marchande (administrations), la VA est estimée par le coût de production (salaires, etc.) moins les
consommations intermédiaires 2. À l'échelle du pays : Le Produit Intérieur Brut (PIB) Le PIB est l'indicateur principal
de la richesse d'un pays. • Définition : C'est la somme
des valeurs ajoutées réalisées par tous les producteurs (entreprises, administrations, associations) sur le territoire national pendant une année • PIB réel vs PIB nominal : Pour
mesurer la vraie croissance (hausse des quantités produites) sans l'effet de l'inflation (hausse des prix), on utilise le PIB réel (calculé à prix constants) plutôt que le PIB
nominal V. Croissance économique et limites 1. La croissance économique La croissance est l’accroissement durable de la production globale (variation du PIB) • Historique : La croissance
est un phénomène récent. La richesse mondiale a stagné jusqu'au XIXe siècle, avant de décoller avec la Révolution industrielle (machines, nouvelles énergies) • Inégalités : La croissance
a été inégale selon les pays, creusant les écarts de niveau de vie entre les nations "riches" et les pays les moins avancés 2. Les limites du PIB Le PIB est un indicateur global qui ne reflète pas le bien-être individuel ni la répartition des richesses • Inégalités de revenus : Un
pays peut avoir un PIB par habitant élevé mais de très fortes inégalités (ex: Arabie Saoudite ou États-Unis) comparativement à d'autres plus égalitaires (Islande ou France) 3. Les limites écologiques La croissance a des conséquences négatives sur l'environnement, appelées limites
écologiques • Épuisement des ressources : Surexploitation des ressources non renouvelables (pétrole) et renouvelables (surpêche, déforestation) • Empreinte écologique : L'humanité consomme plus que ce que la Terre peut régénérer (il faudrait 3 planètes si tout le monde vivait comme des Français) • Pollution et climat : La
croissance des émissions de gaz à effet de serre (CO2) liée à l'usage des hydrocarbures provoque le réchauffement climatique et ses conséquences extrêmes
Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) - Analyse de la création de valeur : Fondamentaux, indicateurs de performance et répartition économique
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1. Cadre conceptuel : La nature de la richesse économique
Pour tout gestionnaire ou décideur, appréhender la nature de la production constitue un impératif stratégique. La richesse économique n'est pas un état de nature spontané, mais le résultat d'un processus délibéré de transformation. Produire revient à orchestrer une mutation de ressources pour créer des biens et des services capables de satisfaire les besoins spécifiques d'une population (alimentation, santé, éducation, infrastructure). Sans cette ingénierie de transformation, les besoins resteraient insatisfaits par les seules ressources brutes présentes dans l'environnement.
Analyse des types de produits
La production se manifeste sous deux formes principales, distinguées par leur matérialité et leur temporalité de consommation :
• Les Biens : Produits matériels et physiques. Leur caractéristique structurelle majeure est d'être stockables. Ils sont fabriqués lors d'une phase de production distincte puis consommés ultérieurement (ex : terminaux mobiles, denrées alimentaires, véhicules).
• Les Services : Prestations immatérielles par essence. Contrairement aux biens, ils ne sont pas stockables car leur consommation est concomitante à leur production (ex : transport logistique, conseil stratégique, formation, actes médicaux).
Dualité d'usage et arbitrage stratégique
Il est fondamental de noter que la nature d'un produit n'est pas intrinsèque mais dépend de l'usage stratégique de l'acteur économique. Un véhicule constitue un bien de consommation s'il satisfait le besoin de mobilité d'un ménage, mais il devient un bien de production (immobilisation) s'il est mobilisé par un chauffeur de taxi ou une entreprise de logistique pour générer une prestation de service. Cette distinction est cruciale pour le pilotage comptable et fiscal des organisations.
Cette diversité de produits et d'usages impose une pluralité de structures organisationnelles, chacune opérant selon des logiques économiques et des missions spécifiques.
2. Typologie des producteurs et logiques opérationnelles
Le paysage productif se caractérise par une hétérogénéité d'acteurs. Pour un analyste, identifier la mission d'une organisation — lucrative ou d'utilité sociale — est le préalable indispensable à toute évaluation de sa performance.
Le secteur marchand (Entreprises)
L'entreprise est l'unité de production marchande dont la viabilité repose sur la vente de produits à un prix de marché couvrant les coûts de production.
• Objectif : Majoritairement dotées d'un but lucratif, ces structures visent la maximisation du bénéfice pour assurer leur pérennité et rémunérer les apporteurs de capitaux.
• Segmentation (Insee) : Les entreprises sont classées par taille et par secteur (primaire, secondaire, tertiaire) :
◦ GE (Grande Entreprise) : 5 000 salariés et plus.
◦ ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) : 250 à 4 999 salariés.
◦ PME (Petite et Moyenne Entreprise) : 10 à 249 salariés.
◦ TPE (Très Petite Entreprise) : moins de 10 salariés.
◦ Micro-entreprise.
Le secteur non marchand (Administrations et Associations)
Ce secteur se définit par la fourniture de services gratuits ou « quasi-gratuits ». Le seuil technique retenu est un prix de vente inférieur à 50 % du coût de production.
• Administrations Publiques : État, collectivités locales et Sécurité sociale. Leur financement est assuré par les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations).
• Associations : Producteurs privés sans but lucratif, dont les ressources proviennent de dons, de cotisations ou de subventions, et reposant sur un modèle hybride mêlant salariat et bénévolat.
Le modèle hybride : L'Économie Sociale et Solidaire (ESS)
L'ESS (mutuelles, coopératives, fondations) occupe une place majeure dans l'économie française, représentant environ 10 % du PIB et 10 % des emplois. Ces structures se distinguent par une gestion démocratique (« un homme, une voix ») et une limitation statutaire de l'usage des bénéfices, réinvestis au profit de l'utilité sociale plutôt que de la rentabilité actionnariale.
3. L'Équation de la Production : Facteurs et Combinaisons
L’ingénierie de la production repose sur l’optimisation de la combinaison productive, c'est-à-dire le ratio optimal entre le facteur capital et le facteur travail pour maximiser l'efficacité opérationnelle.
Analyse des composants de production
• Le Travail : L'apport humain, manuel ou intellectuel.
• Le Capital : Biens de production durables (immobilisations) qui ne sont pas détruits lors du cycle de production (bâtiments, machines, logiciels).
• La Technologie et Ressources : L'innovation technologique est le moteur de la productivité, tandis que les ressources naturelles (renouvelables ou épuisables comme les hydrocarbures) constituent le socle matériel de l'activité.
Les Consommations Intermédiaires (CI)
Pour l'analyste financier, il est impératif de distinguer le capital des CI. Les consommations intermédiaires sont les biens et services (matières premières, énergie, services extérieurs) qui sont intégralement transformés ou détruits au cours du processus productif.
4. Analyse Financière : Du Chiffre d'affaires au bénéfice
Une analyse rigoureuse impose de ne pas confondre volume d'activité, création de valeur et rentabilité.
Le Chiffre d'Affaires (CA)
Le CA (Prix x Quantités) mesure le volume brut des transactions. Ce n'est pas un indicateur de création de richesse, car il inclut la valeur des ressources produites par des tiers.
La Valeur Ajoutée (VA) : La mesure pivot
La VA est la seule mesure réelle de la contribution économique propre d'une organisation.
• Formule : VA = Chiffre d'Affaires – Consommations Intermédiaires.
• Elle représente l'apport intrinsèque de l'organisation : ce qu'elle a "ajouté" aux ressources achetées. C'est cette masse de richesse qui est ensuite répartie entre les salariés, l'État et les apporteurs de capitaux.
Bénéfice vs Valeur Ajoutée
Le bénéfice est le reliquat final après déduction de tous les coûts (salaires, impôts, intérêts). Une VA robuste est la condition sine qua non de la capacité bénéficiaire.
Cas particulier de la VA publique
Puisque les services publics n'ont pas de prix de marché, l'Insee évalue leur production au coût de production. Par conséquent, la VA des administrations est essentiellement constituée par la somme des rémunérations des salariés (Coûts totaux - CI).
5. Agrégation macroéconomique : Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Le PIB agrège les valeurs ajoutées de tous les producteurs résidents sur un territoire. En France, cet indicateur est calculé par l'INSEE depuis 1949.
Perspective Historique et "Effet James Watt"
La croissance économique est un phénomène récent. La richesse mondiale a stagné pendant près de deux millénaires avant de connaître un décollage fulgurant au XIXe siècle — la "Grande Divergence". Ce saut quantique est lié à la Révolution industrielle et au progrès technique, illustré par la machine à vapeur de James Watt, qui a radicalement transformé la capacité de transformation de l'humanité.
Méthodologie et croissance réelle
Pour éviter le double comptage, le PIB exclut les consommations intermédiaires. L'analyste doit impérativement distinguer :
• PIB Nominal : Aux prix courants, faussé par l'inflation.
• PIB Réel : À prix constants. Il isole la variation des quantités produites pour mesurer la croissance réelle de l'activité économique.
6. Limites et enjeux de la mesure de la performance
La performance d'un pays ou d'une organisation ne peut se réduire à une mesure quantitative brute sans une lecture critique des externalités et de la répartition.
Inégalités de répartition : Le choix de société
Le PIB par habitant masque souvent des réalités sociales divergentes. La répartition de la VA est un arbitrage politique et social majeur :
• États-Unis : Les 1 % les plus riches captent plus de 20 % du revenu national. Le revenu moyen des 50 % les plus pauvres stagne à environ 16 000 €/an.
• France : Grâce à un modèle de répartition plus équilibré, les 50 % les moins riches disposent d'un revenu moyen de 37 500 €/an, soit plus du double du niveau américain pour cette catégorie, malgré un PIB par habitant global inférieur.
Limites Écologiques et biocapacité
La croissance actuelle se heurte à la finitude du capital naturel.
• Épuisement des ressources : La surexploitation menace tant les ressources non renouvelables (minerais) que renouvelables (surpêche, déforestation).
• Empreinte écologique : L'humanité consomme plus que ce que la Terre peut régénérer. Si l'humanité adoptait le mode de vie des Français, 3 planètes seraient nécessaires. Ce chiffre grimpe à 5 planètes pour le modèle de consommation américain.
En conclusion, le défi du XXIe siècle pour les décideurs est de pivoter vers une création de valeur ajoutée qui soit compatible avec les limites planétaires et une justice sociale garantissant la stabilité des marchés à long terme.
DOSSIER 4 Comment mesurer la richesse produite par un pays et son évolution ?
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Objectif d’apprentissage 3 : Savoir que le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées.
Objectif d’apprentissage 4 : Savoir que la croissance économique est la variation du PIB et en connaître les grandes tendances mondiales sur plusieurs siècles.
CORRIGE
DOSSIER 4 Comment mesurer la richesse produite par un pays et son évolution ?
> Manuel pages 22-23
Objectif d’apprentissage 3 : Savoir que le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées.
Objectif d’apprentissage 4 : Savoir que la croissance économique est la variation du PIB et en connaître les grandes tendances mondiales sur plusieurs siècles.
Documents et réponses aux questions
A – Document 1
1. La richesse réellement produite par le producteur automobile n’est pas 210 €, la valeur de sa production, car celle-ci incorpore 100 € de consommations intermédiaires produites par l’entreprise sidérurgique qui lui a fourni l’acier. La richesse créée, la valeur ajoutée, est donc 110 (210 - 100).
2. Cet exemple simple de deux entreprises montre que l’addition des valeurs de la production (310) surévalue la valeur de la richesse créée (210), car elle additionne deux fois la valeur de l’acier (100) : comme production de l’entreprise sidérurgique et comme consommation intermédiaire incorporée dans la valeur de la production du constructeur automobile.
3. Faire le lien. Pour mesurer la richesse créée par plusieurs entreprises, il ne faut surtout pas additionner les valeurs de leurs productions, c’est-à-dire les chiffres d’affaires, car cela reviendrait à additionner plusieurs fois les consommations intermédiaires. Plus la production est complexe et plus les consommations intermédiaires risquent d’être comptabilisées à plusieurs reprises. Pour obtenir la richesse réellement créée par plusieurs entreprises et donc le PIB, il faut additionner les valeurs ajoutées des différentes entreprises présentes sur le territoire national.
A – Document 2
1. D’après la vidéo, le Produit Intérieur Brut (PIB) est la somme de toutes les valeurs ajoutées produites dans un pays donné.
2. Avant de produire, le fabriquant de guitares doit acheter du bois, des cordes, des vis, de la laque… Ce sont les consommations intermédiaires. La valeur ajoutée correspond à la richesse créée par la transformation de ces consommations intermédiaires. Si on retient son chiffre d’affaires pour le calcul du PIB, on va surévaluer la valeur de la richesses créée (la valeur de la guitare) car on va compter deux fois la valeur du bois, des cordes, de la laque, etc. : comme production des différentes entreprises qui fournissent ces biens, et comme consommation intermédiaire incorporée dans la valeur de la production du fabriquant de guitare.
3. Faire le lien. Comme nous l’avons vu dans la vidéo avec une des entreprises qui produisent différents biens intermédiaires et un fabriquant de guitares qui achète ces biens à ces entreprises pour en faire des guitares, pour calculer la richesse créée, il ne faut pas additionner les valeurs des productions mais celles des valeurs ajoutées, pour éviter de comptabiliser plusieurs fois les consommations intermédiaires.
B – Document 3
1. Le PIB mondial est passé de 182,74 milliards de dollars en l’an zéro à 1 200 milliards de dollars en 1820. La croissance étant l’augmentation durable de la production de biens et services sur un territoire donné, on peut donc considérer qu’il y a eu croissance économique avant 1820 mais cette croissance a été très faible entre l’an 0 et l’an 1820.
2. Il faut calculer les coefficients multiplicateurs :
Entre 1900 et 1950 le PIB mondial a été multiplié par un peu moins de 3 : 9 250 ÷ 3 420 = 2,7
Entre 1950 et 2015, le PIB mondial a été multiplié par près de 12 : 108 120 ÷ 9 250 = 11,7
3. Taux de variation = (CM - 1) x 100
Entre 1900 et 1950 : (2,7 - 1) x 100 = 170 % Entre 1950 et 2015 : (11,7 - 1) x 100 = 1 070 %
Entre 1900 et 2015 : le coefficient multiplicateur global de la période est : 2,7 x 11,7 = 31,59
Le taux de variation global de la période est de : (31,59 - 1) x 100 = 3 059 %
4. Faire le lien. Comme nous pouvons le voir sur le graphique, le PIB mondial n’a quasiment pas augmenté entre l’an 0 et l’an 1000 (+16 %) et très peu entre 1000 et 1820 (+50 %). Le phénomène s’accélère ensuite très rapidement. La question 2 montre par exemple que, entre 1950 et 2015, l’augmentation a été 4,3 fois plus rapide entre 1950 et 2015 qu’entre 1900 et 1950 (11,7 contre 2,7). On parle parfois de croissance « exponentielle » quand un phénomène accélère de plus en plus.
B – Document 4
1. Le PIB mondial a faiblement augmenté avant 1820, mais il a augmenté, donc au sens strict on peut considérer qu’il y a eu croissance économique avant 1820. Cependant, jusqu’au XVIe siècle, la croissance du PIB n’a jamais excédé la croissance démographique. Pour le dire autrement, génération après génération, le niveau de vie individuel moyen est resté globalement stable. Depuis 1820, c’est-à-dire à partir de la Révolution industrielle, la croissance économique est beaucoup plus dynamique, et le phénomène s’est encore accéléré au milieu du XXe siècle. On peut donc dire que la croissance économique est un phénomène récent à l’échelle de l’humanité.
2. Depuis la Révolution industrielle, nous sommes passés d'un monde où les inégalités mondiales étaient faibles (écart de richesse par habitant d’un à trois entre les zones les plus riches et les plus pauvres à l’époque) à une situation toute autre, puisque l’écart est aujourd'hui d’un à quinze (un à vingt si on compare les Etats-Unis et l’Afrique). Donc toutes les zones ont globalement connu une hausse de leur PIB par habitant, mais à des rythmes différents. Certains pays ont réussi à rattraper les pays les plus développés : ainsi à la fin des années 1940, la Corée du Sud était un pays pauvre ; il est parvenu à la fin du XXe siècle à rejoindre le haut de la hiérarchie mondiale.
3. Les deux principales caractéristiques de la croissance dans le monde sur le long terme sont :
Faire le bilan
a. Faux : pour connaître la richesse réellement créée sur le territoire il faut additionner les valeurs ajoutées et non les chiffres d’affaires.
b. Vrai.
c. Vrai, jusqu’en 1820 la croissance mondiale est extrêmement faible.
d. Faux : la croissance augmente d’abord très faiblement jusqu’en 1820, augmente plus nettement entre 1820 et 1950 et accélère nettement à partir des Trente Glorieuses.
DOSSIER 5 Quelles sont les limites du PIB et de la croissance ?
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Objectif d’apprentissage 5 : Savoir que le PIB est un indicateur global qui ne rend pas compte des inégalités de revenus.
Objectif d’apprentissage 6 : Connaître les principales limites écologiques de la croissance.
Documents et réponses aux questions
A – Document 1
1. États-Unis : 61 443 euros ; Arabie saoudite : 56 080 euros ; France : 40 447 euros.
2. Le pays où le revenu moyen des 50 % les plus pauvres est le plus élevé est la France, puisqu’il s’élève à 17 169 euros contre 15 233 euros aux États-Unis et 11 219 euros en Arabie saoudite.
3. Rapport entre le revenu moyen des 1 % les plus riches et celui des 50 % des plus pauvres.
|
Arabie saoudite |
États-Unis |
France |
|
97,15 |
68,92 |
19,32 |
La France est le pays le moins inégalitaire : en 2020, en moyenne le revenu des 1 % les plus riches n’était « que » 19 fois plus élevé que le revenu moyen des 50 % les plus pauvres alors qu’aux États-Unis, il est près de 69 fois plus élevé et en Arabie saoudite 97 fois plus élevé.
4. Faire le lien. Le PIB n’est pas un bon indicateur des revenus de l’ensemble de la population. Le PIB par habitant n’est qu’une moyenne qui ne permet pas d’appréhender les inégalités de revenus : un PIB élevé ne dit rien de la répartition des richesses au sein d’un pays. L’évolution du PIB ne dit rien de l’évolution des inégalités. On peut tout à fait avoir un PIB qui augmente alors que les revenus (qu'il est censé mesurer) diminuent pour une grande partie (ou une majorité) de la population et augmentent fortement pour une minorité, ce qui renforce les inégalités.
A – Document 2
1. Taux de variation du PIB français entre 1996 et 2019 :
Le PIB français a augmenté de 45,75 % entre 1966 et 2019.
2. Sur la même période, le pourcentage de pauvres en France a légèrement augmenté : il est passé de 14,5 % de la population à 14,6 % soit une augmentation de 0,1 point de pourcentage. Parmi les chômeurs, l’augmentation est plus nette : 39 % des chômeurs étaient pauvres en 2019 contre 35 % en 1996, soit une augmentation de 4 points de pourcentage.
3. Le PIB est un indicateur pertinent pour juger de l'accroissement de la production économique. Mais il est inadapté pour juger de l'état de bien-être d'une société. Il est indifférent aux inégalités de revenus qui existent au sein des pays, à la pauvreté, à la sécurité économique, etc.
B – Document 3
1. Photo 1 : pollution de l’air
Photo 2 : pollution des terres (et de l’eau)
Photo 3 : déforestation, perte de biodiversité, réduction de la capacité de la planète à absorber les émissions de CO2
Photo 4 : surpêche, réduction des réserves halieutiques
2. La croissance a favorisé l’augmentation du niveau de vie, mais aussi le développement d’activités notamment industrielles fortement consommatrices d'énergie, de matières premières et de surcroît souvent polluantes. Sur chaque photo, les atteintes à l’environnement sont la conséquence de l’activité productive humaine. La production industrielle contribue aux rejets de fumées plus ou moins toxiques pour l’environnement. L’exploitation minière conduit à la destruction de l’habitat naturel des plantes et des animaux et la perturbation de l’écosystème air, sol et eau. À cause du déracinement important d’arbres, l’érosion, l’affaissement et le glissement de terrain sont inévitables. Il y a aussi la pollution atmosphérique afférente aux explosifs, aux poussières de roche et à l’émission de dioxyde de soufre. Les déchets dégagés à l’extérieur des mines produisent des acides sulfuriques au contact de l’eau et de l’air. Lors des épisodes de pluie, ces derniers se déplacent, s’infiltrent dans le sol et atteignent les nappes phréatiques et les cours d’eau. L’exploitation forestière et en particulier la pratique des « coupes à blancs » dans certains pays diminuent les ressources pendant plusieurs années et l’élimination des espèces forestières entraîne la dégradation du sol et le réchauffement climatique. Les arbres doivent filtrer l’air de l’atmosphère et rejeter de l’oxygène. Et ces arbres, avec ses profondes racines, empêchent l’érosion et soutiennent le sol. Les coupes à blanc entraînent alors une désertification complète.
La pêche est une activité humaine qui permet de nourrir les populations. Cependant, la surpêche correspond à un niveau de capture excessif d'une espèce sans tenir compte du temps dont elle a besoin afin de renouveler ses populations. Cela réduit donc les réserves halieutiques.
3. Faire le lien. Les activités humaines sont responsables de la dégradation et de l’épuisement de certaines ressources naturelles, notamment celles qui sont non renouvelables. Produire et consommer toujours plus portent atteinte à notre environnement écologique. Cela entraîne un véritable cercle vicieux puisque par exemple, le réchauffement climatique lié à la pollution atmosphérique va engendrer des coûts économiques, sociaux et environnementaux si élevés que la croissance va en pâtir. En effet, les ressources non renouvelables telles que le pétrole ou le gaz vont disparaître et ne pourront plus alimenter la croissance. La santé des travailleurs risque de se dégrader du fait des différentes pollutions, ils seront donc moins efficaces, la surexploitation des ressources non renouvelables fait qu’elles ne seront plus disponibles pour les générations futures… Il faut donc exploiter les ressources naturelles à un rythme qui permettent leur renouvellement et ne pas polluer au-delà des capacités d’assimilation de nos écosystèmes.
B – Document 4
1. Ressources renouvelables : les forêts, la production animale et végétale, énergie éolienne, solaire…
Ressources non renouvelables (lorsque sa vitesse de destruction dépasse, largement ou non, sa vitesse de création) : le pétrole, le gaz, les minéraux…
2. Le fait de consommer plus de ressources que celles que « la planète peut générer en une année signifie que l’humanité vit de l’épuisement de la biosphère durant les jours restants de l’année, c’est-à-dire qu’on consomme le capital naturel de la planète.
3. Si tous les humains vivaient comme les Français, le jour du dépassement serait intervenu encore plus tôt (5 mai 2022 au lieu du 28 juillet 2022). Les Français, comme les Européens en général consomment globalement plus de nourriture, et en particulier plus de produits animaux, que ce qui est sain pour eux et la planète. Or l’agriculture a une empreinte écologique considérable. Au-delà de l’alimentation, les Français ont aussi plus de voitures, prennent plus l’avion pour partir en vacances, achètent plus de vêtements que la moyenne mondiale.
4. Faire le lien. La croissance économique entraîne des conséquences négatives sur l’environnement. Elle est responsable de l’augmentation de la pollution et des risques d’épuisement du capital naturel (car les ressources sont non renouvelables ou parce que l'utilisation intensive de ces ressources ne permet pas leur renouvellement). À long terme, l'humanité se met elle-même en danger, car elle fragilise et épuise ses facteurs de production (notamment le terre et travail) et son écosystème. Pour certains économistes, la croissance économique n’est aujourd'hui pas compatible avec la préservation de l’environnement, elle n’est donc pas durable.
Faire le bilan
a. Faux : un pays peut avoir un PIB très élevé mais si la distribution des revenus est très inégalitaire, le pourcentage de pauvres peut être élevé.
b. Vrai (à terme).
c. Faux : les inégalités ne se réduisent pas toujours avec la croissance économique cependant cette dernière peut être un facteur de réduction des inégalités.
d. Faux : la croissance actuelle réduit les ressources disponibles et donc les possibilités de croissance future.
Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) – Science économique avec www.SuperProfesseur.com, www.SuperProfesseur.xyz , www.SuperProfesseur.fr https://www.instagram.com/superprofesseur © SuperProfesseur,Ronald Tintin, Ronning Against Cancer
1. Définissez ce qu’est une science économique. Donnez un exemple de question que se pose un économiste.
Corrigé
:
La science économique est la science qui étudie les mécanismes relatifs à la production, la répartition et la consommation des
richesses. Elle cherche à comprendre comment les ressources rares sont allouées de manière efficace. Par exemple, un économiste peut se demander : « Comment répartir les ressources pour satisfaire au
mieux les besoins de la population ? ».
2. Expliquez la différence entre causalité et corrélation. Illustrez par un exemple.
Corrigé
:
La corrélation désigne le fait que deux phénomènes évoluent ensemble, sans que l’on sache s’il existe un lien de cause à effet entre
eux. La causalité, en revanche, implique qu’un phénomène en provoque un autre.
Exemple : Il existe une corrélation entre le nombre de glaces vendues et le nombre de noyades en été, mais cela ne signifie pas que manger des glaces provoque des noyades (pas de
causalité).
3. Qu’est-ce qu’un modèle en sciences sociales ? Pourquoi les économistes y ont-ils recours ?
Corrigé
:
Un modèle en sciences sociales est une représentation simplifiée de la réalité, construite pour comprendre et expliquer certains
phénomènes. Les économistes utilisent des modèles pour isoler les variables importantes et prévoir les conséquences de certains choix ou politiques économiques.
4. Donnez la définition de la richesse en économie et citez deux façons de la mesurer.
Corrigé
:
En économie, la richesse désigne l’ensemble des biens et services produits dans une société. On peut la mesurer par le Produit
Intérieur Brut (PIB), qui calcule la valeur totale des biens et services produits dans un pays sur une période donnée, ou par la valeur ajoutée créée par les entreprises et les
administrations.
5. Expliquez la différence entre production marchande et production non marchande. Donnez un exemple pour chaque.
Corrigé
:
La production marchande est destinée à être vendue sur un marché à un prix couvrant au moins les coûts de production (ex : une voiture
vendue par une entreprise). La production non marchande est fournie gratuitement ou à un prix inférieur à son coût de production, souvent par les administrations publiques (ex : un service
d’éducation dans un lycée public)2.
1. À partir du document 1, expliquez la démarche du sociologue pour comprendre les comportements des individus en société.
Corrigé
:
Le sociologue utilise l’enquête pour recueillir des données sur un échantillon représentatif de la population étudiée (ici, les
lycéens). Il analyse les résultats pour comprendre comment des facteurs sociaux, comme le milieu d’origine, influencent les comportements (par exemple, la fréquentation du cinéma varie selon le
milieu social). Cette démarche permet d’objectiver les faits sociaux et d’éviter les préjugés.
2. En vous appuyant sur le document 2, expliquez comment on mesure la richesse produite dans un pays.
Corrigé
:
La richesse produite dans un pays se mesure principalement par le PIB, qui additionne la valeur de tous les biens et services produits
sur une année. Le tableau montre l’évolution du PIB et de la production non marchande, ce qui permet de voir que la richesse inclut à la fois la production marchande (entreprises) et non marchande
(administrations publiques).
3. Montrez, à partir des deux documents, l’intérêt de croiser les regards des différentes sciences sociales pour comprendre un phénomène économique ou social.
Corrigé
:
Le document 1 montre que les comportements culturels dépendent du milieu social, ce que la sociologie permet de mettre en évidence
grâce à l’enquête. Le document 2 montre comment l’économie mesure la richesse produite, en distinguant production marchande et non marchande. Croiser les regards permet de mieux comprendre la
complexité des phénomènes : par exemple, la fréquentation du cinéma dépend à la fois de facteurs économiques (revenu, prix) et sociaux (milieu d’origine).
Corrigé
:
Introduction :
Les économistes, sociologues et politistes sont des scientifiques qui cherchent à comprendre la société à travers des méthodes rigoureuses. Leur démarche scientifique repose sur l’observation,
l’enquête, l’utilisation de modèles et l’analyse de données.
Développement :
Conclusion
:
En mobilisant des méthodes rigoureuses et complémentaires, ces disciplines permettent de mieux comprendre la société et d’éclairer les
choix collectifs.
Corrigé
:
Introduction :
La mesure de la richesse créée dans une société est essentielle pour évaluer le développement économique. Le PIB est l’indicateur le plus utilisé, mais il présente des limites.
Développement :
Conclusion
:
La richesse créée n’est donc pas toujours parfaitement mesurée par le PIB, qui reste un indicateur partiel. Il est nécessaire de
croiser plusieurs indicateurs pour avoir une vision plus complète2.
|
Critère d’évaluation |
Barème indicatif |
Conseils de correction |
|---|---|---|
|
Définition précise de la notion |
1 pt/question |
Vérifier que la définition est exacte, claire, et adaptée au niveau. |
|
Utilisation du vocabulaire spécifique |
0,5 pt/question |
Repérer l’emploi des termes clés (ex : causalité, corrélation, production marchande…). |
|
Exemple pertinent et développé |
1 pt/question |
L’exemple doit illustrer la notion, être concret et en lien avec le cours. |
|
Clarté et structure de la réponse |
0,5 pt/question |
La réponse doit être rédigée, sans faute majeure, et structurée (phrase complète, syntaxe correcte). |
Conseil
:
Pour chaque question, attendez-vous à une définition, un exemple et une phrase explicative. Une réponse incomplète (exemple absent ou
définition floue) doit être pénalisée. Encouragez la précision et la mobilisation du vocabulaire disciplinaire1.
|
Critère d’évaluation |
Barème indicatif |
Conseils de correction |
|---|---|---|
|
Lecture correcte et exploitation du document |
4 pts/question |
Vérifier que l’élève utilise les données du document (chiffres, faits, extraits) dans sa réponse. |
|
Mobilisation des connaissances du cours |
2 pts/question |
L’élève doit relier le document à des notions vues en cours (ex : démarche sociologique, PIB…). |
|
Capacité d’analyse et de mise en perspective |
2 pts/question |
L’élève doit expliquer, comparer, ou mettre en relation les informations (ex : croiser sociologie/économie). |
|
Qualité de l’expression et de la rédaction |
2 pts/question |
Réponse rédigée, claire, sans contresens, syntaxe correcte. |
Conseil
:
Valorisez l’utilisation précise des données du document (citations, chiffres, etc.) et la capacité à relier ces données aux notions du
cours. Une simple paraphrase du document ou une réponse hors sujet doit être sanctionnée. Encouragez la structuration de la réponse (introduction, développement, conclusion même brève)1.
|
Critère d’évaluation |
Barème indicatif |
Conseils de correction |
|---|---|---|
|
Introduction (amorce, définitions, problématique, annonce du plan) |
8 pts |
L’introduction doit contextualiser, définir les notions, poser une problématique claire et annoncer le plan. |
|
Développement (arguments structurés, mobilisation des notions, exemples) |
20 pts |
Chaque argument doit être développé (AEI : argument, explication, illustration), structuré en paragraphes distincts. |
|
Utilisation des connaissances et du vocabulaire |
6 pts |
Les notions du cours doivent être mobilisées à bon escient, avec un vocabulaire précis. |
|
Conclusion (synthèse, réponse à la problématique, ouverture) |
4 pts |
La conclusion doit reprendre les arguments, répondre à la question et proposer une ouverture pertinente. |
|
Qualité de la rédaction et de la présentation |
2 pts |
Orthographe, syntaxe, clarté, soin de la présentation. |
Conseil
:
Attendez-vous à une structure claire (introduction, développement, conclusion). Valorisez la capacité à problématiser, à structurer le
raisonnement et à illustrer chaque argument par un exemple. Sanctionnez les hors-sujets, les plans déséquilibrés ou les absences de problématique. Encouragez la relecture et la présentation
soignée.
|
Partie / Critère |
Barème |
Note obtenue |
Commentaire |
|---|---|---|---|
|
Partie 1 : Questions de connaissances (20 pts) |
|
|
|
|
Définition précise de la notion |
/5 |
|
|
|
Utilisation du vocabulaire spécifique |
/2.5 |
|
|
|
Exemple pertinent et développé |
/7.5 |
|
|
|
Clarté et structure de la réponse |
/5 |
|
|
|
Sous-total Partie 1 |
/20 |
|
|
|
Partie 2 : Analyse de documents (40 pts) |
|
|
|
|
Lecture correcte et exploitation du document |
/12 |
|
|
|
Mobilisation des connaissances du cours |
/8 |
|
|
|
Capacité d’analyse et de mise en perspective |
/12 |
|
|
|
Qualité de l’expression et de la rédaction |
/8 |
|
|
|
Sous-total Partie 2 |
/40 |
|
|
|
Partie 3 : Rédaction argumentée (40 pts) |
|
|
|
|
Introduction (amorce, définitions, problématique, plan) |
/8 |
|
|
|
Développement (arguments, structure, exemples) |
/20 |
|
|
|
Utilisation des connaissances et du vocabulaire |
/6 |
|
|
|
Conclusion (synthèse, réponse, ouverture) |
/4 |
|
|
|
Qualité de la rédaction et de la présentation |
/2 |
|
|
|
Sous-total Partie 3 |
/40 |
|
|
|
Total général |
/100 |
|
|
| Nom | Date | Lieu | Tarif | Détails |
|
Cours 1 |
Jour de la semaine, HH:MM-HH:MM |
Lieu de rencontre |
-,--€
|
Par ex. niveau de la prestation, classe d'âge |
|
Cours 2 |
Jour de la semaine, HH:MM-HH:MM |
Lieu de rencontre |
-,--€
|
Par ex. niveau de la prestation, classe d'âge |
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